Texte Action – CDFN 27 et 28 mai 2026

Texte Action – CDFN (Conseil délibératif fédéral national) 27 et 28 mai 2026

Les combats pour la paix et le respect du droit international, pour des sociétés plus justes, pour la lutte contre le réchauffement climatique, pour la sortie de la dépendance aux énergies fossiles, pour un autre modèle agricole et économique, sont indissolubles. La prédation capitaliste des revenus du travail et des ressources naturelles, des terres et le contrôle des routes d’approvisionnement ont pour effet de multiplier les guerres à un niveau jamais atteint depuis la seconde guerre mondiale. La Russie persiste dans sa guerre impérialiste contre l’Ukraine sans que des perspectives de paix émergent. Le génocide à Gaza se poursuit à plus bas bruit, le gouvernement israélien attaque dans les eaux internationales des flottilles citoyennes et violente leurs militant·es, il poursuit la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem Est et approfondit la ségrégation juridique avec l’adoption de la loi sur la peine de mort pour les détenus Palestinien·nes. Il fait table rase du sud Liban. La forme prise par la guerre en Palestine et au sud Liban est aussi le résultat de l’usage de l’IA. Ce modèle de destructions et d’assassinats de masse rationalisés dessine les guerres de demain au service des intérêts économiques des géants du numérique pour l’accaparement des ressources naturelles.  La FSU salue l’action des dockers avec leurs organisations syndicales pour refuser l’acheminement d’armes vers le Moyen-Orient. Elle continue d’apporter son soutien aux militant⋅es des flottilles.

La guerre illégale menée par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran s’enlise et le blocage du Détroit d’Ormuz fait flamber les prix du pétrole, donc du transport, et diminue de façon importante les livraisons d’engrais essentiellement aux pays du sud. Ces conflits pèsent principalement sur les populations civiles. La perspective d’un phénomène El Nino en 2026 dans un tel contexte laisse craindre qu’aux mort⋅es et aux déplacé⋅es s’ajoutent désormais des famines d’ampleur sans précédent.

La fuite en avant du capitalisme dans le maintien coûte que coûte du taux de profit, alors que sa baisse tendancielle s’accélère manifestement, conduit l’humanité au bord du gouffre : les ressources s’épuisent, la productivité est durablement atone, les sociétés se fissurent sous l’effet de la hausse des inégalités et de la montée de la pauvreté.

Face aux crises sociales, climatiques et démocratiques, la FSU relaie la tribune du Comité Syndical Francophone de l’Éducation et de la Formation appelant à faire de l’école publique une priorité politique et budgétaire. Les organisations syndicales signataires rappellent que le droit à l’éducation est un enjeu majeur de justice sociale, d’égalité et de paix, et dénoncent partout les logiques de privatisation, de mise en concurrence et d’austérité qui fragilisent les systèmes éducatifs publics.

En Espagne, des choix politiques assumés en faveur des migrant·es, des travailleur·ses et de leurs salaires, des droits des femmes, du soutien aux peuples opprimés, montrent qu’il est possible de conjuguer justice sociale, solidarité internationale et ambition démocratique. Bien sûr, ces avancées ne se font pas sans tensions ni sans résistances, dans un contexte de confrontation à l’extrême droite dont l’issue est loin d’être gagnée. Les mobilisations sociales demeurent fortes, preuve que les conquêtes sociales restent toujours le fruit de rapports de force et d’engagements collectifs. A New York, la politique municipale de taxation des plus riches démontre que cela est possible sans engendrer de départs massifs. Ces expériences nourrissent un espoir : celui de voir nos revendications sortir du seul registre du souhaitable pour entrer dans celui du crédible pour construire une société plus juste et plus humaine.

En France la première conséquence de cette situation est la hausse de l’inflation, le ralentissement de la croissance et l’augmentation de la charge de la dette.

Les effets sur les prix des transports et des produits alimentaires ont déjà des répercussions notables sur les classes populaires, auxquelles s’ajoutent l’augmentation des licenciements, qui atteignent leur niveau le plus élevé depuis 5 ans, intervenant dans un contexte de durcissement des règles d’indemnisation du chômage, et de poursuite d’une politique de l’emploi « à tout prix », quitte à sacrifier la qualité des emplois et des conditions de travail. La première annonce du gouvernement a été l’objectif de 6 milliards supplémentaires d’économies sur la dépense sociale et les services publics ainsi que le refus de toucher aux superprofits de certaines entreprises qui profitent de la flambée du prix des carburants. La hausse du SMIC de 2,41 % au 1er juin se fera sans aucun « coup de pouce ». Face à cette promesse d’austérité encore aggravée, un projet de loi rectificatif permettrait d’ouvrir le débat sur la nécessaire augmentation des recettes (actuellement asséchées par la politique de cadeaux fiscaux aux ultrariches et aux grandes entreprises multinationales), ainsi que sur une autre politique de la BCE concernant les dettes publiques (rachat ou prêts directs).

Au lieu de réduire les inégalités, la politique du gouvernement les accentue encore, s’attaque une fois de plus aux droits des travailleurs et des travailleuses (1er mai), aux libertés publiques et à l’État de droit (lois sur l’entrisme et programmation militaire). Ces deux derniers projets ont en commun de faire reculer l’État de droit en renforçant le pouvoir exécutif au détriment du contrôle des juges. S’ils étaient votés, ils permettraient de s’attaquer frontalement aux droits des salarié·es, de l’environnement, aux libertés associatives et représenteraient un danger majeur si l’extrême-droite arrivait au pouvoir. La FSU participe aux cadres unitaires pour les combattre.

Par ailleurs, le Sénat vient d’adopter le projet de loi RIPOST, porté par Bruno Retailleau. Ce texte est une nouvelle attaque d’ampleur contre les droits fondamentaux. Une nouvelle fois, ce sont les jeunes et notamment ceux et celles des quartiers populaires qui sont visé·es puisque les dispositions de ce régime d’exception, notamment en matière de contrôle et de garde-à-vue, s’appliqueront aux mineur·es, malgré les principes constitutionnels régissant la justice des enfants. La FSU demande le retrait de ce texte.

Au même titre qu’elle dénonce la répression de toutes et tous les syndicalistes pour leur engagement syndical, la FSU dénonce la nouvelle mise en examen de la secrétaire générale de la CGT. Dénoncer les pratiques du patronat, défendre les intérêts des salarié·es, des populations et des territoires, n’est pas un crime : c’est faire du syndicalisme ! 

Le 27 mai a lieu à Poitiers le procès en appel de quatre militants condamnés en première instance pour l’organisation de la manifestation de Sainte-Soline en mars 2023.

La FSU condamne de nouveau les agissements des gendarmes et la planification au plus haut niveau de l’État d’une répression d’une grande brutalité, documentés par les récentes révélations publiées dans la presse. La FSU se prononce pour l’arrêt des poursuites concernant les militants de Sainte-Soline.

Si le gouvernement fait le choix de couper dans la dépense publique, il a la tronçonneuse sélective puisque les dépenses militaires, elles, connaissent une augmentation sans précédent. Cette « économie de guerre », avec des budgets militaires en forte hausse à l’échelle mondiale, tend à faire de l’économie un moteur de la guerre et réciproquement, au détriment des peuples et travailleurs·es.

La disposition qui visait à rendre les CESER facultatifs a été censurée par le Conseil constitutionnel. Cette victoire a été obtenue grâce aux mobilisations menées notamment par les organisations syndicales, dont la FSU, et par les CESER eux-mêmes. Elle s’inscrit dans la lutte contre la vision autoritaire du pouvoir qui se diffuse en même temps que les idées d’extrême droite. La FSU continuera à défendre l’existence de ces conseils, à valoriser les travaux produits avec son esprit critique, à y faire vivre ses mandats et à travailler avec les organisations de la société civile organisée aux réflexions sur leur avenir. Défendre les CESER, ce n’est pas défendre une institution pour elle-même : c’est défendre un outil de démocratie sociale, de construction collective et d’intervention syndicale au service des personnels, du service public et de l’intérêt général.

Le monde associatif subit aussi une cure d’austérité sans précédent. Alors que les subventions locales disparaissent, l’État a réduit les siennes de 40% en 3 ans. Cela impacte grandement leur modèle économique provoquant un plan social d’ampleur dénoncé par les organisations syndicales et mettant en danger l’existence même d’un grand nombre d’entre elles. Cette précarité financière participe en outre d’une mise sous tutelle politique sous l’effet des logiques d’appel à projet, contraire aux missions historiques des associations. La FSU rappelle qu’un grand nombre de ces dernières participent de missions de services publics. Elle demande à l’État de redonner les moyens aux associations de fonctionner en toute autonomie et indépendance. Elle rappelle son engagement au sein d’un certain nombre d’entre elles.

La loi sur les soins palliatifs a été définitivement adoptée par le Parlement le 11 mai 2026 et promulguée le 27 mai 2026. La FSU dénonce l’évincement de la question de la fin de vie dans la dignité.

À l’occasion du 25e anniversaire de la loi Taubira, l’Assemblée nationale a symboliquement abrogé le Code noir, texte emblématique de la légitimation juridique de l’esclavage colonial français. La FSU salue l’importance de cette décision pour le travail de mémoire nécessaire à la construction de l’égalité réelle pour les descendant·es des populations issues du système esclavagiste, dans l’Hexagone comme dans les Outre-mer.

La FSU s’indigne et dénonce avec la plus grande fermeté la politique anti-migratoire du ministère de l’intérieur qui, entre autres choses, a organisé de façon systémique les dysfonctionnements du service public de la Préfecture en dématérialisant l’ensemble des procédures pour les demandes et les renouvellements des titres de séjour des étrangers. Ces dysfonctionnements majeurs construisent de la précarité et entraînent des ruptures de droits scandaleuses. Dans ce contexte, la FSU salue la récente décision du Conseil d’État du 5 mai 2026 qui enjoint à l’État de prendre plusieurs mesures pour garantir un accès normal des usagers au service public de l’Administration Numérique des Étrangers en France (ANEF). Par cette décision, le Conseil d’État rappelle que toute administration chargée d’un service public doit garantir que ses usagers puissent effectivement accomplir leurs démarches et faire valoir leurs droits.

Le gouvernement durcit les conditions du droit au séjour et cherche par tous les moyens à augmenter le nombre d’expulsions. Certains employeurs exploitent la précarité administrative pour imposer des conditions de travail indignes. La FSU salue la victoire obtenue après 78 jours de grève par neuf coiffeuses et barbiers parisien·nes soutenu·es par la CGT, qui ont réussi à arracher leur régularisation. À l’inverse, la mort de Ruben Torres au Honduras après son expulsion par les autorités françaises à la suite d’une OQTF rappelle la violence concrète et les conséquences parfois mortelles des politiques migratoires actuelles.

Le règlement européen « Retour », en cours d’adoption, imposerait, pour des personnes migrantes, des contrôles d’identité à leur domicile et lieu du travail et des expulsions, y compris des enfants, dans des « pays tiers sûr », qui souvent ne garantissent même pas la liberté à leurs propres citoyens. Les mesures du règlement comprendraient des obligations de signalement pour les agent.es publics, ne séparant plus les missions de police des autres services publics comme l’éducation, l’emploi et la protection sociale. La numérisation des procédures permettrait de communiquer les OQTF aux organismes de prestations sociales, au risque de bloquer l’accès aux droits. La FSU plaide pour une régularisation des personnes migrantes en situation irrégulière, fondée sur les droits humains.

La FSU dénonce les discours libéraux qui proposent une désindexation des pensions de retraite. Les enjeux de pouvoir d’achat, pour les retraité·es comme pour les actifs et actives, sont d’autant plus lourds que l’inflation est relancée.
Le Groupe de solidarités intergénérationnelles de la FSU est impliqué dans le travail entamé sur le 100% Sécu des soins prescrits avec Solidaires, la CGT et plusieurs associations, qui a pour but d’aller concrètement à la rencontre de la population et de placer ce sujet dans la campagne présidentielle.

Fonction publique

Dans un tel contexte, avec un passif de 10 ans de décrochage par rapport à l’inflation et de perte de pouvoir d’achat, la situation salariale des agent.es de la fonction publique est alarmante. Les deux mesures annoncées, le recours au télétravail et l’augmentation de l’indemnité kilométrique, ne répondent en rien à la situation : la grande majorité des métiers percevant les plus bas salaires, mais aussi les plus féminisés ne sont pas concernés par le télétravail, et ce sont surtout les déplacements domicile/travail qui pèsent dans le budget des agent⋅es.

L’augmentation du SMIC fait passer notamment jusqu’à 10 échelons du premier grade de la catégorie C en dessous de celui-ci et jusqu’à 5 échelons dans le premier grade de la catégorie B. Cela touche aussi désormais les débuts de carrière des corps de catégorie A les moins valorisés. Un·e agent·e peut donc voir sa progression d’échelon pendant des années sans aucune augmentation de sa rémunération. Outre l’aggravation prévisible de la crise d’attractivité, c’est le principe même de la carrière qui est ainsi nié, attaqué, enfonçant un nouveau coin dans les fondements du statut.

Les retraites des fonctionnaires reviennent progressivement sur le devant du débat public. Si la conférence TER parvient à traiter de manière transversale les enjeux du privé et du public sur les retraites, le travail et l’emploi, sans effacer non plus leurs spécificités, le gouvernement ne craint pas par ailleurs de nourrir à nouveau le penchant anti-fonctionnaires de l’opinion en se montrant sensible à l’idée de « déficit caché » des retraites des fonctionnaires, pourtant battue en brèche par la Cour des Comptes elle-même. Il annonce des évolutions dans la présentation des comptes publics dès le PLF2027 visant à faire apparaître le poids respectif des pensions et de l’investissement et des crédits alloués aux missions et programmes structurant les politiques publiques de l’Etat. L’argument est celui de la transparence et de la comparabilité internationale. Une telle présentation prépare en effet surtout le terrain d’une autre bataille : la définition des pensions des fonctionnaires comme rémunération continuée de leurs carrières, donc inscrites au budget de l’État, et de mettre en discussion l’acceptabilité de la dépense publique en la matière pour en faire un objet bouc-émissaire au bénéfice des approches austéritaires. S’il est vrai qu’une telle présentation ferait apparaître la scandaleuse faiblesse de l’investissement dans les missions et politiques de service publics de l’État, notamment dans l’éducation, elle prépare surtout le terrain d’une autre bataille visant directement les retraites des fonctionnaires et le Code des Pensions.

Les retraites seront sans doute possible un sujet central de la campagne de la présidentielle de 2027, et une attaque contre les retraites des fonctionnaires pourrait être stratégique, au profit d’une nouvelle poussée pour un régime universel ou simplement d’une dégradation des règles qui leur sont propres. En parallèle, le devenir de la CNRACL et les scénarios envisagés pour réduire son déficit exigent la plus grande attention, à la fois pour défendre les droits des agent·es et parce qu’ils peuvent préfigurer des pistes pour l’ensemble des retraites de la fonction publique. Si aucun acteur aujourd’hui ne propose vraiment le passage à un système de retraites par capitalisation, l’introduction d’une « dose » de capitalisation est régulièrement avancée dans le débat, et l’existence du RAFP instrumentalisée en ce sens. Pour la FSU, toute logique de capitalisation constitue une ligne rouge, tout comme les approches conduisant à des systèmes de retraites par points ou déconnectant le calcul de la pension comme rémunération continuée de la carrière, donc le calcul sur le dernier indice détenu. Elle réaffirme la nécessité de mettre en œuvre de véritables mesures garantissant l’égalité entre les femmes et les hommes au moment de la retraite.

Le débat sur les salaires et les retraites se fait dans le contexte de développement massif de l’emploi contractuel et de sa concurrence accrue sur l’emploi statutaire, conséquence attendue de la Loi TFP. Les administrations elles-mêmes commencent à exprimer des inquiétudes. La FSU continuera de porter l’exigence d’un bilan sincère de la loi de 2019, son abrogation et l’ouverture d’un véritable chantier visant à redonner des droits aux personnels, à rompre avec la précarité, et à réaffirmer les principes fondateurs du statut : fonctionnaire citoyen porteur d’une part de l’intérêt général, indépendance du fonctionnaire vis-à-vis des pressions économiques et politiques, garantie de la carrière caractérisée par la séparation du grade, propriété du fonctionnaire, et de l’emploi, à la disposition de l’administration, ainsi que le droit à la pension. Les 80 ans du statut général des fonctionnaires à l’automne, la campagne des élections professionnelle et le débat public de la présidentielle fournissent l’occasion de porter fortement le modèle de fonction publique à la française dans ses trois dimensions, salaires, statut et retraites. La FSU mènera cette campagne en direction des personnels et de l’opinion publique et l’intégrera dans la nécessaire dynamique de prise de conscience des menaces particulières que représente l’extrême droite pour la fonction publique.

Le combat en cours pour la création d’un corps de catégorie B pour les AESH est une pièce importante de cette campagne. Les AESH sont en effet une catégorie emblématique des enjeux de la fonction publique : précarisées, mal payées, soumises à des temps partiels imposés, ce métier occupé à 93 % par des femmes incarne aussi l’ambition de services publics accessibles à toutes et tous et d’égalité dans l’accès aux droits. L’ouverture de discussions est le fruit de leurs mobilisations de longue date avec les organisations syndicales. Elles ouvrent de nouvelles questions, notamment sur le temps de travail, les missions, la formation auxquelles la FSU devra apporter des réponses fédérales ambitieuses pour les personnels accompagnants des personnels SH (APSH et accompagnant·es de vie professionnelle dans le reste de la FP), en lien avec ses revendications pour l’ensemble de la fonction publique, pour les services publics et pour l’égalité entre les femmes et les hommes.

Dans la Fonction publique territoriale, depuis plusieurs mois, le secteur périscolaire est secoué par la mise en lumière des violences sexuelles qui touchent les enfants dans certains accueils de loisirs. Il est heureux que la parole des enfants soit enfin entendue et que le sujet de leur protection arrive dans le débat public. Pour autant, pour la FSU il est indispensable que les conditions structurelles, sur le plan statutaire et sur celui des moyens, soient renforcées. C’est la première des préventions. En ce moment même, les personnels de la ville de Paris se mobilisent massivement pour obtenir des améliorations significatives de leurs conditions de travail, et donc de l’accueil des enfants. Au-delà de la situation parisienne, qui ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt, le secteur de l’animation est en effet caractérisé par une précarité endémique (très large majorité d’agent·es non titulaires à temps incomplet), une insuffisance de professionnalisation de ses personnels, et des possibilités d’évolutions de carrière limitées. Les métiers de l’animation sont trop souvent déconsidérés, réduits parfois à de simples « jobs étudiants » temporaires sans perspectives d’évolution. Mal payés et souvent précaires, ces métiers font face à une crise de recrutement qui conduit à une baisse de la qualité de l’accueil. Pour la FSU, au-delà du renforcement nécessaire des contrôles et des sanctions individuelles, il est indispensable d’agir sur le fond, en améliorant le statut, les salaires, les possibilités d’évolution de carrière et les conditions de travail, notamment en renforçant les taux d’encadrement. Il en va du bien-être des enfants, des conditions de travail des agent·es, et de la responsabilité des employeurs.

Egalité femmes hommes

Dans un contexte où le gouvernement fait le choix d’une sous-transposition volontaire de la directive européenne sur la transparence salariale par le gouvernement, un nouvel « accord égalité professionnelle » est en négociation dans la fonction publique pour remplacer celui que la FSU a signé en 2018. Sur ces deux chantiers majeurs, force est de constater que le gouvernement gâche une occasion historique de réduire réellement les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes.

Le pré-projet d’accord doit être communiqué début juin aux organisations syndicales, puis le projet finalisé début juillet. La signature est prévue avant la fin de l’été.

La FSU a participé à l’ensemble des groupes de travail et y a porté des exigences claires : des mesures contraignantes, des moyens humains et un budget à la hauteur des enjeux, pérenne non dépendant d’appels à projets ou de financements aléatoires. Sur chacun des 6 axes – rémunérations, accès aux responsabilités, promotions, carrières, mixité des métiers et lutte contre la précarité, lutte contre les VSST, santé des femmes et pilotage – elle a porté des mesures ambitieuses et opérationnelles concernant les salaires, les carrières, les conditions de travail et l’organisation du travail. Elle a dénoncé les stéréotypes persistants et les tentatives d’individualisation des responsabilités y compris dans les discours de l’administration centrale. L’égalité ne peut reposer sur la seule « bonne volonté » des agentes : elle exige des politiques publiques structurées et financées.

Il faut en finir avec une vision élitiste et désincarnée de l’égalité et avec l’idée qu’elle n’aurait aucun coût. 3,8 millions d’agentes font vivre les services publics sur l’ensemble du territoire : elles ont droit à des avancées concrètes et pas seulement à des effets d’annonce.

La FSU ne se contentera pas d’un accord d’affichage. Il est temps de passer des déclarations d’intention aux actes. La FSU appelle chacune et chacun à s’emparer de ce débat. L’ensemble des éléments sera communiqué par la fédération afin que le débat soit mené largement en vue du CDFN qui devra arrêter sa position sur une éventuelle signature.

Pour la FSU, les accords égalité doivent produire des effets concrets, tant sur les carrières et les rémunérations que sur les conditions de travail, la prévention des violences sexistes et sexuelles ou encore l’accès aux responsabilités. La question de la santé des femmes au travail doit également être pleinement prise en compte, qu’il s’agisse de la reconnaissance des effets des métiers féminisés, de la pénibilité, de la santé reproductive et hormonale. Les enjeux d’égalité entre les femmes et les hommes, la lutte contre le patriarcat, demeurent au cœur des mobilisations sociales et syndicales. La mobilisation féministe constitue un véritable levier d’action collective, capable d’articuler les combats pour l’égalité salariale, les droits sociaux, la santé au travail et la lutte contre toutes les formes de violences et de discriminations.

Lutte contre l’extrême droite

L’ensemble de ces combats sont pleinement intégrés dans l’objectif majeur de faire refluer les idées d’extrême droite dans la société et dans les rangs des personnels de la fonction publique. Chaque avancée sociale est un point d’appui pour redonner de l’espoir et éloigner le pire. Il n’y a pas de fatalité à une arrivée au pouvoir de l’extrême droite à la présidentielle de 2027. La FSU regarde en face cette menace mais ne distingue pas le combat syndical pour le progrès social et la nécessité de renforcer l’organisation pour mener les luttes à venir et être prêt·es à résister au pire.

Quelques mois après les élections municipales, les élu·es d’extrême droite montrent leur vrai visage, s’en prenant aux libertés publiques et syndicales en priorité, engageant aussi des premières décisions discriminatoires. En parallèle, les attaques contre les organisations syndicales qui seraient « politisées » ou ne joueraient pas leur rôle de défense des personnels sont régulières, ciblant parfois la FSU. Le recensement, la dénonciation et le combat contre ces attaques doivent permettre de convaincre la population, et notamment les personnels que représente la FSU, du danger que constituerait une victoire de l’extrême droite à la présidentielle pour leurs droits et leurs libertés. Les équipes militantes évoluent désormais dans un environnement plus hostile, ce qui nécessite un soutien sans faille, une stratégie de protection et la recherche d’alliances efficaces.

La FSU dénonce l’exclusion de deux syndicalistes à Hénin-Beaumont, prononcée malgré l’avis unanimement défavorable du conseil de discipline. Cette décision constitue une nouvelle illustration de la manière dont le dialogue social est piétiné au sein d’une collectivité dirigée avec autoritarisme et brutalité par l’extrême droite.

La FSU apporte également son soutien à l’intersyndicale de l’Aude face aux menaces visant les locaux syndicaux. S’attaquer aux organisations syndicales, c’est s’attaquer directement au monde du travail et aux droits collectifs. La FSU prendra toute sa part dans la lutte contre ces procédures et ces atteintes aux libertés syndicales.

Au-delà de la lutte contre l’extrême droite institutionnalisée et ses idées, il est nécessaire de combattre le racisme, les propos et actes racistes qui en relèvent et se multiplient, y compris sur nos lieux de travail, les services publics… La jeunesse n’est pas épargnée. La FSU combat le racisme présent dans toutes les sphères de la société.

La FSU contribue aux cadres larges unitaires du mouvement social nécessaires dans la riposte à construire contre les idées d’extrême droite.

Dans l’intersyndicale qu’elle a constituée avec la CGT, Solidaires, la CFDT et l’UNSA, la FSU contribue à la mise en place d’un observatoire intersyndical de l’extrême droite, basé sur un maillage territorial fin des équipes militantes et le recensement systématique des situations problématiques. Elle porte la nécessité de développer la solidarité entre équipes militantes de ces organisations. La FSU continue son implication dans VISA, cadre indispensable à la fois pour la veille sur tout territoire et pour la formation. Elle travaille aussi en lien étroit avec la Ligue des Droits de l’Homme. Elle sera présente à la réunion du 13 juin initiée par Attac/Copernic.

La FSU, avec ses SN, informe les personnels sur les dangers que constituent la mainmise de Bolloré sur les médias et l’édition scolaire, et plus largement la galaxie Stérin qui impacte l’éducation, la sphère associative, la culture et le sport.

La FSU dénonce la présence de la ministre de l’agriculture à un déjeuner dans un cercle de réflexion de Bolloré.

La FSU continue de dénoncer les menaces de l’extrême droite qui perdurent à l’encontre du secrétaire départemental de la FSU 03, suite à la lutte contre le financement public du spectacle « Murmures de la Cité ».

 Emploi

Les politiques de l’emploi ne visent plus prioritairement la sécurisation des parcours professionnels ni l’accompagnement des personnes les plus éloignées de l’emploi, mais la production rapide d’indicateurs et de résultats immédiatement valorisables. Cette logique s’inscrit dans une politique du « tout pour la défense » et du soutien aux secteurs considérés comme stratégiques, où l’emploi devient avant tout un outil d’ajustement économique et de communication politique.

Ces transformations altèrent l’accompagnement des privé·es d’emploi, ainsi que le sens du travail des personnels. Le choix fait par France Travail de promouvoir massivement l’intelligence artificielle et la multiplication d’outils numériques standardisés accentue encore cette évolution.

Pour la FSU, la loi LPE doit être abrogée car elle ne répond pas aux attentes de mieux accompagner les personnes, de mieux appréhender les évolutions professionnelles à la fois des entreprises que des privé.es d’emploi quel que soit leur âge, leur situation. Pour la FSU, le service public de l’emploi, France travail – Mission Locale – Cap emploi, doit trouver un renforcement de ses missions, tant en termes d’effectifs en titularisation des contrats précaires, mais aussi en termes de financement.

Écologie

Alors que l’épisode de chaleur qui touche la France est un “ovni climatique”, appelé à se produire plus souvent, qui démontre que le changement climatique entraîne des vagues de chaleur plus fréquentes, plus intenses et plus précoces, le projet de loi d’urgence agricole favorise l’élevage intensif et veut garantir l’accès à l’eau pour une minorité d’exploitant·es en agriculture productiviste. Des mesures élémentaires de protection contre l’insécurité sanitaire, alimentaire et économique sont abandonnées. La FSU combat toutes les lois qui, au lieu d’appuyer sur le frein, accélèrent les régressions. Elle défend la vision d’une écologie protectrice.

Face aux répercussions du changement climatique toujours plus prégnantes, la question de l’inadaptation du bâti des services publics est une urgence. La FSU mènera campagne sur le rôle central des services publics pour garantir des conditions de travail respectueuses des personnels tout en protégeant les populations, notamment dans le cadre de l’AES et du manifeste pour une écologie protectrice. Les suites de la campagne sur le bâti scolaire peuvent être portées en intersyndicale.

Education et ESR

Démographie scolaire

La FSU conteste l’instrumentalisation de la baisse démographique par le ministère qui ne fait que continuer à programmer des retraits d’emplois, des fermetures de classes et prépare l’opinion à des suppressions d’écoles et d’établissements publics. Ces conséquences ne sont pas inéluctables : elles résultent de choix politiques de réduction de l’investissement dans l’éducation. La baisse démographique est bien au contraire l’occasion, à moyens constants, de baisser les effectifs par classe, de construire un plan pluriannuel de création de postes basé sur les besoins dans les écoles et établissements tout en préservant le maillage territorial public, notamment dans le rural, de diversifier les organisations dans le premier degré et généraliser dans le second degré les dédoublements, renforcer les cartes de formation en plus de réduire le temps de travail pour toutes et tous !

Le ministre a par ailleurs annoncé une expérimentation dans 18 départements visant à transformer la méthode de construction de la carte scolaire en partant des réalités locales. Mais derrière le discours sur « l’École des territoires », cette réforme ouvre en réalité une réflexion beaucoup plus profonde sur l’organisation territoriale de l’École et sur l’entrée privilégiée réservée au politique. Elle s’inscrit dans une évolution engagée depuis une dizaine d’années autour des conventions ruralité, des TER, des Observatoires des dynamiques rurales et territoriales. La FSU veillera à ce que les instances CSA-SD et CDEN ne soient pas vidées de leurs prérogatives, et les représentant·es des personnels écarté·es des décisions de carte scolaire.

Pour la FSU, le maintien de l’offre du réseau public ne se discute pas, particulièrement là où la baisse des effectifs met en concurrence les écoles et établissements publics et privés. La FSU rappelle qu’elle considère que l’argent public doit aller à l’école publique, dans la perspective de la nationalisation de l’enseignement privé sous contrat. Elle poursuit son engagement dans les mobilisations sociales nécessaires pour peser sur le débat budgétaire 2027 et les élections présidentielles : des actions et des grèves à la rentrée se préparent !

Éducation prioritaire

Une proposition de loi a été déposée pour faire des résultats aux évaluations nationales, le critère de labellisation en Éducation prioritaire. Il s’agit d’un principe proche de celui de la réforme des « 800 collèges en progrès » qui concurrencent actuellement l’Éducation prioritaire, sans toutefois garantie de moyens. Pour la FSU, l’Éducation prioritaire a vocation à donner plus à ceux qui ont moins. Pour cette raison, seuls des critères sociaux peuvent justifier du classement en éducation prioritaire d’une école ou d’un établissement. La FSU s’oppose catégoriquement à l’utilisation des résultats aux évaluations nationales pour un classement en éducation prioritaire. Une révision ambitieuse de la carte est urgente et nécessaire pour les 21 collèges et les écoles à très faible IPS. Développer les Contrats locaux d’accompagnement CLA pour ceux-ci n’est pas une solution acceptable. Le choix d’évaluations nationales comme critère de labellisation enfermerait le système éducatif dans un pilotage par des indicateurs néfastes pour les contenus enseignés comme pour le métier enseignant ; il provoquerait une mise en concurrence des écoles et établissements, contraire au projet de réussite de toutes et tous porté par la FSU.

École inclusive

La FSU travaille activement à rendre véritablement inclusives l’école et la société. En cela, elle dénonce avec la plus grande fermeté les politiques du ministère de l’EN en matière d’école inclusive. Ces politiques, déconnectées des réalités du terrain, reposent essentiellement sur une mutualisation toujours plus grande des moyens alloués aux écoles et aux établissements, et ne respectent ni la dignité des élèves ni la dignité des personnels.

Sous la pression de la FSU avec l’intersyndicale, le ministère a enfin ouvert des discussions sur le statut d’AESH mais aucune garantie n’est donnée par le gouvernement sur la création d’un statut qui ne concernerait par ailleurs que 20% des AESH. La FSU avec l’intersyndicale appelle à une grève le 9 juin pour la création d’un statut d’AESH et des moyens pour l’école inclusive. La cinquième conférence nationale du Handicap – dont la date n’est pas encore fixée – comme les concertations sur le statut des AESH seront l’occasion de porter les revendications de la FSU pour l’école inclusive et ses personnels.

Lors des discussions de la proposition de loi à l’Assemblée, la généralisation des Pôles d’Appui à la Scolarité (PAS) a été rejetée par les parlementaires, une raison supplémentaire pour la FSU de demander l’arrêt de ce dispositif. Les PAS – qui prévoient de regrouper des équipes pluriprofessionnelles sur des zones parfois très étendues – poursuivent la logique comptable des PIAL qui ont prouvé autant leur inefficacité que la maltraitance qu’ils induisent. Ce n’est pas avec un tel dispositif de gestion de la pénurie que l’école pourra assurer pleinement sa mission de service public d’éducation.

Exiger un statut pour les AESH est un impératif incontournable. La FSU continuera par ailleurs de revendiquer des moyens à la hauteur des besoins qui permettront d’alléger les effectifs par classe et de former avec ambition tous les personnels. Elle mobilisera massivement l’ensemble des personnels pour défendre une école réellement démocratique qui réduit les inégalités. Cette école, pour exister, exige une autre politique et des services publics pleinement engagés pour la soutenir.

Accès au lycée

Le ministre réactive la classe de prépa-Seconde qu’il entend même pérenniser ! En voie pro, où l’augmentation globale des effectifs perdurent, le ministère instrumentalise le dispositif pour passer la « crête » à moindre coût. Classe de relégation sans programme ni ambition pour les élèves, il s’agit en voie générale et technologique, de trier les élèves les plus fragiles avant de poursuivre au lycée GT après 16 ans pour réduire à terme le nombre de bachelier·es… et d’étudiant·es ! En plus de Parcoursup, le ministère se dote donc d’une nouvelle mesure pour sélectionner dès l’entrée au lycée les jeunes en mesure d’accéder au bac et à l’université.

Non seulement le MEN refuse d’améliorer les conditions d’études et de travail dans les classes à la faveur de la baisse démographique, mais encore il prépare la démassification du lycée et de l’enseignement supérieur. Les annonces concernant la baisse assumée des taux de réussite aux examens, et la diminution du nombre de places dans le supérieur public, vont aussi conduire à la restriction des études pour un nombre croissant d’élèves. La FSU condamne ces choix politiques et y oppose massification et démocratisation scolaires, pour affronter les défis climatiques, économiques et démocratiques qui nous attendent.

Frais d’inscription dans le supérieur

Après avoir sous-financé les universités et écoles supérieures publiques, le ministre leur impose d’augmenter les droits d’inscription des étudiant·es extracommunautaires. Cette mesure est un marqueur des politiques xénophobes et la « préférence nationale » est, de plus, une signature de l’extrême droite. Elle s’ajoute à la suppression des aides au logement (APL) imposée par le gouvernement dans la loi de finances 2026 qui s’attaque frontalement à une population étudiante déjà particulièrement vulnérable. Dans le même temps, Philippe Baptiste tente de faire passer en force sa loi éponyme qui ouvre un boulevard à l’ESR Privé et s’en prend notamment au monopole de l’État dans la collation des Grades et Diplômes Nationaux. L’université n’est pas un marché mais un service public et la connaissance n’est pas une marchandise mais un bien commun ! Cette mesure, qui va favoriser les établissements privés, marque une nouvelle étape vers la généralisation de l’augmentation des droits d’inscription pour toutes et tous. La FSU s’oppose à cette politique néfaste. Les études supérieures publiques doivent être gratuites pour toutes et tous. Deux journées de mobilisation ont été organisées les 12 et 26 mai, des pétitions sont en cours de signature et les motions se multiplient contre l’application du décret et pour son retrait. Un autre budget est possible et ce qu’un décret décide, un autre peut l’annuler !

Formation des enseignants

Malgré les alertes de la FSU sur le refus d’accueillir les non-admis·es aux concours de l’enseignement et de l’éducation, le MEN et le MESR n’ont rien prévu pour pallier le manque de place en M2E. À titre d’exemple, en STAPS, seul·es 30 % des admissibles sont issu·es de L3. Un grand nombre d’étudiant·es ne pourra pas poursuivre leurs études dans le domaine de la formation à l’enseignement et l’éducation. Ils et elles devront  se tourner vers les formations proposées par le privé, changer d’orientation voire seront privé·es du droit à la poursuite d’étude.

La FSU condamne le manque de moyens attribués aux universités pour la mise en œuvre de la réforme de la formation initiale. Elle soutiendra les mobilisations dans les INSPE et celles portées par les étudiant·es. Elle exigera un bilan chiffré du nombre de non-lauréat·es sans place en M2E.

Formation professionnelle

De nombreux centres de formation publics (GRETA, CFPPA, etc.) sont menacés par la baisse des financements de l’État et des collectivités. De nombreuses places de formation, de nombreux emplois de formateur·ices vont faire les frais des choix budgétaires qui détournent des milliards en faveur de l’armement. La FSU dénonce les contradictions entre les objectifs affichés dans la LOSARGA de former 30% de personnes en plus par toutes les voies de formation pour assurer le renouvellement des générations d’agriculteur·ices et les orientations budgétaires.

Protection de l’enfance

La FSU dénonce le manque criant d’ambition et de moyens du projet de loi sur la protection de l’enfance.  Alors que le désastre est déjà là, l’essentiel des réponses apportées par le gouvernement consiste à s’adapter à la pénurie des moyens en personnels et en structures plutôt que de les développer. Le texte privilégie une logique de contrôle et d’accélération des décisions sans le moindre investissement conséquent dans les services publics. Pour la FSU ce sont les enfants, population la plus précaire et fragilisée, qui seront les premières victimes de ce libéralisme social. Dans le même temps, le sénat restreint une des rares avancées de la période sur le sujet en limitant grandement la garantie du droit pour chaque enfant d’être assisté par un·e avocat·e, transformée en  expérimentation. L’explosion des demandes de protection et la dégradation des conditions de travail des professionnel·les de la protection de l’enfance sont criants. Pour La FSU l’enjeu est de fournir des moyens aux  services publics pour protéger les enfants tant à travers la prévention que pour la protection de l’enfance.

Justice

La FSU avait apporté son soutien à la mobilisation des avocat·es contre le projet de loi SURE, partageant l’analyse qu’un dispositif similaire à la Comparution avec reconnaissance préalable de la culpabilité (CRPC) en matière criminelle était incompatible avec la gravité du procès criminel, la place des victimes et le respect du droit à la défense. Face à la forte mobilisation, le Garde des Sceaux propose une restriction du champ de la procédure, mais cela demeure insuffisant au regard des atteintes au droit dénoncées. La FSU continue de demander le retrait de ce projet.

Action

Le calendrier de l’année à venir est particulièrement structuré : après la rentrée sociale et le débat sur le budget 2027 – ainsi que les 80 ans du statut général des fonctionnaires – les élections professionnelles puis la présidentielle. 90 ans après le front populaire, le mouvement social peut peser sur les choix politiques. La FSU développera à chaque étape selon des modalités adaptées ses analyses et ses exigences en vue de mobiliser les personnels. Elle mènera une campagne d’opinion offensive afin d’obtenir des avancées, et de nourrir le débat public, en articulant les luttes sectorielles avec les enjeux de la fonction publique et en mettant en avant la possibilité de financer ses proposition par d’autres choix de répartition des richesses.

La fin d’année scolaire est déjà marquée par plusieurs initiatives de mobilisations sectorielles. La FSU continue de porter dans l’IS FP la nécessité de mobiliser les personnels et de donner de la visibilité aux enjeux de la fonction publique et des services publics, et plus particulièrement des salaires. La journée du 23 juin – journée internationale des services publics – répond à cette exigence et constitue une étape importante pour s’adresser aux personnels, populariser nos revendications et préparer les mobilisations qui seront nécessaires dès le mois de septembre, dans le contexte du débat sur le PLF et le PLFSS 2027.

Pour construire une dynamique autour de ces mobilisations, la FSU mènera campagne pour populariser et crédibiliser d’autres choix budgétaires, des mesures d’augmentation salariales et son projet pour les services publics. Elle propose à l’intersyndicale fonction publique d’annoncer la perspective d’une mobilisation en septembre inscrite dans un plan d’action resserré. Il s’agit de construire le mouvement le plus unitaire possible, pouvant inclure une dimension interprofessionnelle, sans que cette recherche de l’unité soit un frein à la mobilisation.

27 et 30 mai – Marche pour l’Enfance et la Jeunesse

La FSU appelle à participer à la Marche pour l’Enfance et la Jeunesse organisée par le Conseil français des associations pour les droits de l’enfant (COFRADE) afin de porter les questions liées à l’enfance et à la jeunesse au débat public et défendre les droits des enfants.

30 mai

Comme chaque année, la FSU appelle avec de nombreuses organisations à participer aux commémorations de la commune de Paris à l’initiative des Amies et Amis de la commune de Paris 1871.

La journée de cette année est attachée à la défense des services publics, à l’heure où ceux-ci et leur financement font plus que jamais l’objet de vifs débats. Les communard⋅es portaient attention aux services publics parce qu’ils et elles étaient préoccupé·es de l’intérêt général.

30 mai

La FSU appelle à participer aux manifestations partout en France contre l’agrochimie et pour un autre modèle agroalimentaire, et plus généralement s’implique dans la construction de mobilisations à venir liant écologie et santé, contre les pesticides ou pour une alimentation saine et nourricière.

30 et 31 mai

La FSU appelle à participer aux actions menées dans le cadre de la campagne “Moins de routes, plus de trains : nos lignes SNCF sont vitales !”, à l’appel de l’Alliance écologique et sociale (AES), la Déroute des routes et SUD Rail, les samedi 30 et dimanche 31 mai, dans 4 pôles régionaux : Arles, Clermont-Ferrand, la Manche et la Roya.

1er et 2 juin

La FSU réaffirme son soutien aux 4 militant·es encore inculpé·es pour leur action non-violente de désarmement de la cimenterie Lafarge de Val de Reuil. Contre cette criminalisation inacceptable des luttes, avec des arrestations menées par les services de l’antiterrorisme, la FSU soutient les mobilisations à l’occasion de leur procès en appel les 1er et 2 juin à Rouen.

2 juin

La FSU soutient la journée intersyndicale de mobilisation des AED

3 juin

Conférence de presse de l’IS FP sur les salaires.

5 juin

La FSU soutient le rassemblement du collectif intersyndical Iran devant le sommet de l’OIT.

9 juin

La FSU avec l’intersyndicale appelle à une grève le 9 juin pour la création d’un statut d’AESH et des moyens pour l’École inclusive.

11 juin

Le G9 des retraité·es, après des difficultés ces derniers mois, se retrouve le 11 juin. La SFRN y sera porteuse d’un plan d’actions à la rentrée. La question des retraites y sera présente dont celle des fonctionnaires particulièrement attaquée. Une mobilisation sur le PLF et le PLFSS 2027 est incontournable. Elle pourrait prendre la forme d’une manifestation nationale des retraité.es à Paris, modalité que nous proposerons à nos partenaires.

12 au 14 juin

Face au G7 qui se tiendra à Evian du 15 au 17 juin, la FSU soutient et participe au contre-sommet qui aura lieu à Annemasse.

21 juin

La FSU appelle à participer à la marche contre le racisme. A toutes les étapes de la préparation elle veillera à ce que l’organisation de la manifestation parisienne respecte le pluralisme et l’indépendance des organisations syndicales.

23 juin

Mobilisation intersyndicale dans le cadre de la Journée internationale des services publics fonction publique.
Dans le cadre de la Journée internationale des services publics, la FSU invite à participer au séminaire en hybride « Pour des services publics de qualité et de proximité, contre l’enclavement des territoires », qu’elle organise avec l’AES et l’UFSE-CGT, autour de son manifeste pour une écologie protectrice.

30 juin

La FSU soutient la mobilisation dans l’enseignement agricole et maritime contre l’assèchement des moyens de la formation professionnelle et pour l’amélioration des conditions d’emploi des personnels des CFAA-CFPPA

Mois des fiertés

Dans un contexte d’élévation du nombre d’agressions LGBTQIAphobes, comme le dénonce une fois de plus le rapport de SOS Homophobie, la FSU poursuit son engagement dans le cadre du mois des fiertés et participe. Dans le cadre du mois des fiertés, la FSU participe à l’organisation et à la popularisation des marches et actions organisées sur tout le territoire partout où c’est possible.

Soutien

La FSU adressera un courrier à l’ambassade de Russie pour demander la libération d’Azat Mifthakov.

Maison commune

Un an après le congrès de Rennes, la démarche de la maison commune est bien inscrite dans l’activité de la FSU tant au niveau national que départemental et doit continuer de se développer.

Elle se traduit par des contacts plus réguliers entre des équipes départementales, des initiatives communes dont le colloque L’extrême droite et l’école, un module de formation commun sur la lutte contre l’extrême droite désormais opérationnel, et des échanges très réguliers entre les directions de la CGT et de la FSU sur des échéances ou des enjeux importants, à l’exemple de la conférence TER ou de la manifestation du 21 juin.
La FSU propose à la CGT l’organisation d’un deuxième colloque début 2027 sur l’emploi des jeunes, centré sur la problématique de la formation et des classifications/qualifications, porté par les instituts de recherche et impliquant tout particulièrement les organisations/syndicats les plus concernées.

La FSU est ouverte à la proposition d’un rapprochement entre les organisations de retraité·es des deux organisations, elle prendra cependant le temps nécessaire avec la SFRN de la réflexion sur les objectifs, les modalités et les thématiques de travail.

Le 56e congrès de la CGT constituera une étape importante pour la poursuite de la démarche de Maison commune. La FSU y sera représentée par une délégation du secrétariat national.

Pour :  74 – Contre : 7 – Abstention : 5 – NPPV : 0